Abemtui, militaire retraité, ramasseur d’ordures : « il n’y a pas de sot métier »

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : vendredi 12 mai 2017
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Emploi
AUTEUR : Masbé Ndengar

Abemtui est un militaire à la retraite. Avec son dernier salaire, il a acheté un âne et une charrette. Il s’est trouvé un autre métier : rendre la ville de Ouagadougou propre en ramassant les ordures. Il refuse « la vie de canapé » qui semble être adulé par bon nombre de retraités. « Après la retraite, une autre vie est possible », foi de l’ancien militaire.

Le natif du Nahouri a décidé ainsi d’apporter sa contribution au développement de son pays. Il sillonne chaque matin la capitale burkinabè pour la débarrasser des immondices et autres impuretés, causes de nombreuses maladies. Pour lui être ramasseur d’ordure n’est pas un métier dévalorisant mais bien au contraire : « il n’y a pas de sot métier », dit-il. Il est fier de son nouveau métier qui le fait vivre.

Avec les menaces terroristes et le grand banditisme, le soldat Abemtui se dit être prêt à défendre son pays jusqu’au dernier cartouche, au cas où l’armée lui fait recours.

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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