Cyber sécurité : « Africtivistes » dépose ses valises au Burkina Faso

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mercredi 24 janvier 2018
CATEGORIE : Articles
THEME : Médias

Après avoir fait le tour de cinq pays africains, la délégation de ‘’Africtivistes’’, du nom de la ligue africaine des web activistes pour la démocratie est au Burkina Faso. Du 22 au 26 janvier, ces passionnés du web vont dispenser une formation sur la cyber sécurité à l’endroit des professionnels des médias nationaux et acteurs de la société civile.


Cinquante participants du Burkina sont concernés par la formation en cyber sécurité, organisée par Africtivistes. L’initiative vise à outiller les femmes et hommes de médias, ainsi que les acteurs de la société civile sur les concepts, lois et mécanismes de sécurité informatique, les techniques de protection des données personnelles et les méthodes de gestion des risques.

De l’avis de Cyriaque Paré, fondateur du site en ligne lefaso.net et participant, cette formation est une nécessité absolue dans un contexte de cyberattaques quasi-récurrentes. « Le faso.net, à l’instar d’autres sites en ligne au Burkina a, de nombreuses fois, été victime de velléités de piratages. Cette formation sur la sécurité réseaux et machines, la protection des applications et l’utilisation des réseaux sociaux nous sera d’une grande utilité », a-t-il observé.

Cyberactivisme et démocratie

Les cyberactivistes sont dans de nombreux cas victimes d’exactions à cause de leur franc-parler et leur engagement démocratique. C’est le triste constat fait par Cheick Fall, Président de Africtivistes. C’est pour cette raison que la question de la censure des blogueurs et cyberactivistes s’invitera aux échanges lors de la formation. « Dans de nombreux pays, il y a eu des cas de persécution, de censure et même d’emprisonnement dans le but de museler. Alors que c’est un droit absolu de s’exprimer. Au cours de cette formation, nous allons beaucoup échanger là-dessus », a promis Cheick Fall.

Après l’étape du Burkina, quatre autres pays africains seront concernés par la formation de Africtivistes. In fine, 500 professionnels des médias et acteurs de la société civile devront bénéficier de cette formation.

Resbron Guy BARRY
Stagiaire

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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