Aissata Diarra : difficile combat pour la survie d’une mère abandonnée

PAYS : Mali
DATE DE PUBLICATION : jeudi 4 avril 2019
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Exclusion sociale
AUTEUR : Ramatoulaye KAMISSOKO

Aissata Diarra vivait au Mali avec ses enfants. Son mari était au Niger. Elle a rejoint ce dernier par la suite. Seulement quelques moments de vie conjugale passés ensemble et le foyer a volé en éclats. Son mari ne veut plus d’elle. La raison ? Aissata l’ignore jusqu’aujourd’hui. Elle retourne au bercail avec ses enfants, malgré elle. Là, elle et ses enfants amorcent une descente aux enfers : même les besoins les plus élémentaires sont difficilement satisfaits. Le malheur ne vient jamais seul. Ainsi, son père sur qui elle pouvait compter est aussi décédé.

Malgré qu’elle ignore ce qui a mis fin à son mariage, elle dit être prête à pardonner à son mari car elle l’aime toujours.

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

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