Yagma : une déplacée interne pleure ses enfants qui risquent la déscolarisation.

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : lundi 30 décembre 2019
CATEGORIE : Blog
THEME : Société

Ce vendredi 27 Décembre 2019, des représentants de la coalition « Faisons un geste » se sont rendus sur deux sites de Ouagadougou qui ont accueilli des personnes déplacées internes venues de Arbinda dans la province du Soum. L’objectif de la visite était de remettre des dons collectés dans le cadre de l’action humanitaire citoyenne « Faisons un geste » à la famille Maiga au quartier Wentenga de Ouagadougou qui a accueilli une trentaine de personnes et d’autres familles d’accueil à Yagma, representées par Sawadogo Saidou.

Les dons composés de vêtements, de savons, du riz, du haricot, de la bouillie infantile, du sucre, des chaussures, etc… vont un tant soit peu soulager les familles.

Remise symbolique au quartier Yagma

Dans toutes les deux familles, les bénéficiaires ont salué l’initiative de la coalition et ont souhaité que les autres associations et ONG emboîtent leur pas pour soutenir les personnes déplacées qui n’ont pas choisi la situation qu’elles vivent.

Des enfants risquent la déscolarisation

Au quartier Yagma, madame Sawadogo Awa, une déplacée interne a exposé des problèmes liés à la santé, au logement et à la scolarisation des enfants. Elle pleure pour ses six (06) enfants qui risquent la déscolarisation si rien n’est fait.

Sawadogo Awa, personne déplacée interne

Ce don aux déplacés internes de Ouagadougou est le quatrième du genre, à l’actif de la coalition FAISON UN GESTE après ceux de Barsalogo, Kongoussi et Ouahigouya. D’autres dons sont prévus les prochains jours au profit des personnes déplacés internes de plusieurs localités du Burkina.

El Bach

Cet article a été initialement publié sur le blog :
https://lavoixdusocial.wordpress.com/2019/12/27/yagma-une-deplacee-interne-pleure-ses-enfants-qui-risquent-la-descolarisation/

« La paix, c’est aussi l’Iran et l’Irak. Combats fratricides complexes, incompréhensibles ; où l’on ne sait plus qui est dans quel camp, tant les imbrications sont nombreuses. Mais où l’on peut retenir simplement que ces armes dont les cliquetis signifient la mort chantent aussi la tristesse pour les femmes, les enfants, les vieillards, ces armes-là, sont fournies chaque jour par ceux qui se nourrissent du sang des autres, par ceux qui jubilent lorsque le fer tue et que le feu brûle ».

Thomas SANKARA, le 17 novembre 1986 lors de la visite de François Mitterrand à Ouagadougou.

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