Cher confrère Yacouba Ladji Bama, reste inébranlable comme tu aimes à l’écrire !

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mardi 7 janvier 2020
CATEGORIE : Articles
THEME : Médias

Le rédacteur en chef du bimensuel indépendant d’enquêtes, Courrier confidentiel, Yacouba Ladji Bama, a été réveillé par les flammes de sa voiture dans la nuit du 06 au 07 janvier.

Selon la rédaction du Courrier confidentiel, « les faits se sont déroulés dans la nuit du 6 au 7 janvier. Autour de 3 h, il aperçoit son véhicule en feu. Il tente, par téléphone, d’alerter, en vain, les sapeurs-pompiers. Mais grâce à la mobilisation des membres de la famille, le feu est maitrisé. Les pompiers, contactés par la suite, arrivent sur les lieux et aident à éteindre définitivement l’incendie. Mais l’origine du feu laisse perplexe. Il a été visiblement enclenché par un cocktail molotov jeté sur le véhicule stationné dans la cour. Par qui et pourquoi ? Ces questions restent entières. »

Qui en veut à notre confrère Yacouba Ladji Bama ? En attendant le résultat des enquêtes de la police scientifique, ces actes d’une autre époque sont inquiétants pour Bama, sa famille et pour toute la profession.

En rappel, le Sebgo d’or 2015, prix Norbert Zongo du journalisme d’investigation, et plusieurs fois sacré meilleur journaliste dans la lutte anti-corruption par le REN-LAC, Yacouba Ladji Bama a mis sa plume au service de son pays. A l’image de Norbert Zongo, son idole, il mène depuis plusieurs années une lutte acharnée, avec sa plume, contre la corruption, la mal gouvernance, l’impunité etc.

Au nom de la rédaction de Droit Libre TV, nous adressons nos vifs soutiens et encouragements à Yacouba Ladji Bama, à sa famille et à son équipe du Courrier confidentiel. Cher confrère, reste inébranlable comme tu aimes à l’écrire.

La rédaction

« La paix, c’est aussi l’Iran et l’Irak. Combats fratricides complexes, incompréhensibles ; où l’on ne sait plus qui est dans quel camp, tant les imbrications sont nombreuses. Mais où l’on peut retenir simplement que ces armes dont les cliquetis signifient la mort chantent aussi la tristesse pour les femmes, les enfants, les vieillards, ces armes-là, sont fournies chaque jour par ceux qui se nourrissent du sang des autres, par ceux qui jubilent lorsque le fer tue et que le feu brûle ».

Thomas SANKARA, le 17 novembre 1986 lors de la visite de François Mitterrand à Ouagadougou.

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