Coton : l’or blanc du Burkina ne brille pas pour tout le monde …

PAYS : Burkina Faso
DATE DE PUBLICATION : mercredi 18 mars 2020
CATEGORIE : Vidéos
THEME : Economie
AUTEUR : Ismaël COMPAORE

Premier producteur africain de coton pendant plusieurs années, le Burkina Faso a connu une période difficile. Les campagnes 2017-2018 et 2018-2019 ont été catastrophiques pour le pays. Selon l’association interprofessionnelle du coton, à la campagne cotonnière 2018-2019, le Burkina Faso, sur une prévision de 800 000 tonnes de coton graine, fait une production de 436 000 tonnes, soit une baisse de 29% par rapport à la campagne écoulée. Le pays est désormais classé au 4e rang africain. Quelles peuvent bien être les raisons ? Et quel est l’état d’esprit des cotonculteurs ? Pour en savoir plus, nous prenons la route de la région cotonnière de Bobo-Dioulasso et de N’dorola, à quelques encablures du Mali voisin.

En plus de la mauvaise qualité des intrants et des semences, amputée à la SOFITEX et à l’Etat burkinabè, par les cotonculteurs, il faut ajouter les attaques parasitaires ainsi que la mauvaise pluviométrie et les attaques terroristes dans certaines régions, empêchant la pratique sereine de l’agriculture.

Pour cette campagne 2019-2020, le pays s’est fixé un nouvel objectif : produire 800.000 tonnes de coton et reprendre la première place sur le plan africain. Des efforts ont été faits dans ce sens pour améliorer la qualité et réduire le prix des intrants et des engrais agricoles. Il y a donc moins de plaintes que les années précédentes. Néanmoins, la facture des années sombres du coton reste salée et personne n’est inquiété sur le plan judiciaire.

Une exclusivité de Droit Libre TV
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Cette enquête a été menée par un consortium de journalistes burkinabè dans le cadre du projet d’Appui aux Gouvernements Ouverts Francophones (PAGOF).

« Le rôle des intellectuels n’est pas de participer à la lutte pour le pouvoir. Encore moins de chercher à l’exercer. Leur rôle est, précisément, de se dessaisir autant que possible de tout pouvoir, de renoncer à l’exercice de tout magistère. Il n’est pas d’interpeller qui que ce soit. Il est de se faire, pour une fois, les maîtres de l’ascèse. »

Achille MBEMBE, historien et politologue camerounais in « Le lumpen-radicalisme et autres maladies de la tyrannie », publié dans le MONDE Afrique

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